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6
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Français
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Description
Discours de réception à l'Académie française
de François Arnaud
Discours de réception à l’Académie française
Anonyme
François Arnaud
Prononcé le 13 mai 1771
Messieurs,
Je sens vivement le prix de la grâce que vous me faites, en m’élevant jusqu’à vous.
Je n’examinerai point les motifs qui vous ont engagés à remplir un vœu qu’à peine
j’osois former, et par respect pour vos suffrages, je ne vous montrerai d’autres
sentimens que ceux de ma reconnoissance.
En effet, à quoi pourrois-je devoir une distinction si flatteuse ; seroit-ce à quelques
[1]idées conçues et jetées avec rapidité dans deux ouvrages successivement
entrepris pour faire passer dans notre littérature une portion des richesses de la
littérature étrangère ? Si la justice que je rends à mes foibles travaux ne me
défendoit pas de me livrer à cette idée, qu’il me seroit doux de l’adopter ! Elle me
rappelleroit nécessairement que ces travaux furent partagés par un homme de
[2]lettres , qui dès long-temps partage tant avec moi.
Pardonnez ce mouvement à un ami sensible, Messieurs, je parle dans un temple
dont l’amitié elle-même posa les premiers fondemens. C’est ici que des sages,
réunis par les mêmes principes, les mêmes goûts et les mêmes vues, moins fiers
de leur propre mérite que du mérite de leurs confrères ; plus sensibles au doux
commerce du cœur qu’au commerce brillant de l’esprit, viennent resserrer les
nœuds et recueillir les avantages de leur union, de leur amitié, de ce sentiment
vertueux et durable, qui ...
de François Arnaud
Discours de réception à l’Académie française
Anonyme
François Arnaud
Prononcé le 13 mai 1771
Messieurs,
Je sens vivement le prix de la grâce que vous me faites, en m’élevant jusqu’à vous.
Je n’examinerai point les motifs qui vous ont engagés à remplir un vœu qu’à peine
j’osois former, et par respect pour vos suffrages, je ne vous montrerai d’autres
sentimens que ceux de ma reconnoissance.
En effet, à quoi pourrois-je devoir une distinction si flatteuse ; seroit-ce à quelques
[1]idées conçues et jetées avec rapidité dans deux ouvrages successivement
entrepris pour faire passer dans notre littérature une portion des richesses de la
littérature étrangère ? Si la justice que je rends à mes foibles travaux ne me
défendoit pas de me livrer à cette idée, qu’il me seroit doux de l’adopter ! Elle me
rappelleroit nécessairement que ces travaux furent partagés par un homme de
[2]lettres , qui dès long-temps partage tant avec moi.
Pardonnez ce mouvement à un ami sensible, Messieurs, je parle dans un temple
dont l’amitié elle-même posa les premiers fondemens. C’est ici que des sages,
réunis par les mêmes principes, les mêmes goûts et les mêmes vues, moins fiers
de leur propre mérite que du mérite de leurs confrères ; plus sensibles au doux
commerce du cœur qu’au commerce brillant de l’esprit, viennent resserrer les
nœuds et recueillir les avantages de leur union, de leur amitié, de ce sentiment
vertueux et durable, qui ...
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