-
2
pages
-
Français
-
Documents
Description
Charles Baudelaire
L’Art romantique
II
PEINTURES MURALES
D’EUGÈNE DELACROIX
À SAINT-SULPICE
Le sujet de la peinture qui couvre la face gauche de la chapelle décorée par M.
Delacroix est contenu dans ces versets de la Genèse :
« Après avoir fait passer tout ce qui était à lui,
« Il demeura seul en ce lieu-là. Et il parut en même temps un homme qui lutta contre
lui jusqu’au matin.
« Cet homme, voyant qu’il ne pouvait le surmonter, lui toucha le nerf de la cuisse,
qui se sécha aussitôt ;
« Et il lui dit : Laissez-moi aller ; car l’aurore commence déjà à paraître. Jacob lui
répondit : Je ne vous laisserai point aller que vous ne m’ayez béni.
« Cet homme lui demanda : Comment vous appelez-vous ? Il lui répondit : je
m’appelle Jacob.
« Et le même ajouta : On ne vous nommera plus à l’avenir Jacob, mais Israël : car,
si vous avez été fort contre Dieu, combien le serez-vous davantage contre les
hommes ?
« Jacob lui fit ensuite cette demande : Dites-moi, je vous prie, comment vous vous
appelez ? Il lui répondit : Pourquoi me demandez-vous mon nom ? Et il le bénit en
ce même lieu.
« Jacob donna le nom de Phanuel à ce lieu-là, en disant : J’ai vu Dieu face à face et
mon âme a été sauvée.
« Aussitôt qu’il eut passé ce lieu qu’il venait de nommer Phanuel, il vit le soleil qui
se levait ; mais il se trouva boiteux d’une jambe.
« C’est pour cette raison que, jusqu’aujourd’hui, les enfants d’Israël ne mangent
point du nerf des bêtes, se souvenant de celui qui fut touché en la cuisse de ...
L’Art romantique
II
PEINTURES MURALES
D’EUGÈNE DELACROIX
À SAINT-SULPICE
Le sujet de la peinture qui couvre la face gauche de la chapelle décorée par M.
Delacroix est contenu dans ces versets de la Genèse :
« Après avoir fait passer tout ce qui était à lui,
« Il demeura seul en ce lieu-là. Et il parut en même temps un homme qui lutta contre
lui jusqu’au matin.
« Cet homme, voyant qu’il ne pouvait le surmonter, lui toucha le nerf de la cuisse,
qui se sécha aussitôt ;
« Et il lui dit : Laissez-moi aller ; car l’aurore commence déjà à paraître. Jacob lui
répondit : Je ne vous laisserai point aller que vous ne m’ayez béni.
« Cet homme lui demanda : Comment vous appelez-vous ? Il lui répondit : je
m’appelle Jacob.
« Et le même ajouta : On ne vous nommera plus à l’avenir Jacob, mais Israël : car,
si vous avez été fort contre Dieu, combien le serez-vous davantage contre les
hommes ?
« Jacob lui fit ensuite cette demande : Dites-moi, je vous prie, comment vous vous
appelez ? Il lui répondit : Pourquoi me demandez-vous mon nom ? Et il le bénit en
ce même lieu.
« Jacob donna le nom de Phanuel à ce lieu-là, en disant : J’ai vu Dieu face à face et
mon âme a été sauvée.
« Aussitôt qu’il eut passé ce lieu qu’il venait de nommer Phanuel, il vit le soleil qui
se levait ; mais il se trouva boiteux d’une jambe.
« C’est pour cette raison que, jusqu’aujourd’hui, les enfants d’Israël ne mangent
point du nerf des bêtes, se souvenant de celui qui fut touché en la cuisse de ...
-
Publié par
-
Langue
Français