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199 Page:Ésope - Fables - ÉmileChambry.djvu/223Page:Ésope - Fables - ÉmileChambry.djvu/225Page:Ésope - Fables - ÉmileChambry.djvu/227LE LION, LE RENARD ET LE CERF.Le lion étant tombé malade était couché dans unecaverne. Il dit au renard, qu’il aimait et avec qui il entretenaitcommerce : « Si tu veux que je guérisse et que je vive, séduispar tes douces paroles le gros cerf qui habite la forêt, etamène-le entre mes mains ; car j’ai envie de ses entrailles etde son cœur. » Le renard se mit en campagne et trouva lecerf qui bondissait dans les bois. Il l’aborda d’un aircaressant, le salua et dit : « Je viens t’annoncer une bonnenouvelle. Tu sais que notre roi, le lion, est mon voisin ; or il estmalade et sur le point de mourir. Alors il s’est demandé quides animaux régnerait après lui. Le sanglier, a-t-il dit, estdépourvu d’intelligence, l’ours balourd, la panthère irascible,le tigre fanfaron : c’est le cerf qui est le plus digne de régner,parce qu’il est haut de taille, qu’il vit de longues années, etque sa corne est redoutable aux serpents. Mais à quoi bonm’étendre davantage ? Il a été décidé que tu serais roi. Queme donneras-tu pour te l’avoir annoncé le premier ? Parle, jesuis pressé, je crains qu’il ne me réclame ; car il ne peut sepasser de mes conseils en rien. Mais, si tu veux bien écouterun vieillard, je te conseille de venir aussi et d’attendre sa mortprès de lui. » Ainsi parla le renard, et le cœur du cerf se gonflade vanité à ces discours ...
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Français