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Stéphane MallarméDivagationsBibliothèque-Charpentier ; Fasquelle, 1897 (pp. 295-299).PLAISIR SACRÉLa note maintenant d’une rentrée de capitale est donnée par l’ouverture desconcerts.Même spectacle chaque saison : une assistance — et le dos d’un homme qui tire,je crois, il paraît le faire, les prestiges de leur invisibilité.Un vent ou peur de manquer à quelque chose exigeant le retour, chasse, del’horizon à la ville, les gens, quand le rideau va se lever sur la magnificence désertede l’automne. Le proche éparpillement du doigté lumineux, que suspend lefeuillage, se mire, alors, au bassin de l’orchestre prêt.Le bâton directeur attend pour un signal. Jamais ne tomberait l’archet souverain battant la première mesure, s’il fallait qu’àcet instant spécial de l’année, le lustre, dans la salle, représentât, par ses multiplesfacettes, une lucidité chez le public, relativement à ce qu’on vient faire. Élite —artistes habitués, intellectuels mondains et tant de sincères petites places. Lemélomane quoique chez lui, s’efface, il ne s’agit d’esthétique, mais de religiosité.Ma tentation sera de comprendre pourquoi ce qui préluda comme l’effusion d’unart, acquiert, depuis, par quelle sourde puissance, un motif autre. Attendu,effectivement, que les célébrations officielles à part, la Musique s’annonce ledernier et plénier culte humain.J’y suis allé, par badauderie, aimant à flairer l’occasion d’avance. Soit que jereconnusse ce chant, qui aujourd’hui influence tout ...
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Français