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Français
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Théodore Hersart de La VillemarquéBarzaz BreizDidier et Cie, 1883 (huitième édition) (pp. xi-lxxxii).INTRODUCTION—I« S’il s’est conservé quelque part, en Gaule, des bardes, et des bardes enpossession de traditions druidiques, ce n’a pu être que dans l’Armorique, danscette province qui a formé, pendant plusieurs siècles, un État indépendant, et qui,malgré sa réunion à la France, est restée celtique et gauloise de physionomie, de[1]costume et de langue, jusqu’à nos jours ! »Telle est l’opinion d’un critique français trop tôt ravi à la science et à ses amis.Quelque peu ambitieuse qu’elle soit, elle eût passé, près des savants du derniersiècle, pour une hypothèse absurde ; les anciens Bretons étant à leurs yeux desbarbares « qui ne cultivaient point les muses, et leur langue, à en juger par celle desBretons d’aujourd’hui, un jargon grossier qui ne paraît pas pouvoir se prêter à la[2]mesure, à la douceur et à l’harmonie des vers . »Ainsi pensaient les hommes éclairés de cette époque ; ils mettaient de niveau,dans l’ordre des intelligences, l’ Armoricain et le sauvage du Kamtchatka : mais, envérité, c’était pousser trop loin l’indulgence pour le premier, et se rendre coupabled’une grave injustice à l’égard du second ; car le sauvage des glaces du Nord a unepoésie qui lui est propre, et le Breton n’en aurait pas.Cette manière de voir n’était point nouvelle. Abailard traitait ses compatriotes debarbares ; il se plaignait d’être forcé de vivre au milieu ...
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Français
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