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6
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Français
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Description
Charles de Saint-Évremond
Œuvres mêlées
Apologie de M. le duc de Beaufort, contre la cour, la noblesse et le peuple
Composée par le duc de Candale, le maréchal d’Albret, le comte
de Moret, Charles de Saint-Évremond, Guillaume Girard, et autres
APOLOGIE DE MONSIEUR LE DUC DE BEAUFORT,
1CONTRE LA COUR, LA NOBLESSE ET LE PEUPLE .
(1650.)
Messieurs,
Si j’étois aussi éloquent que ceux qui ont écrit pour la cour ou pour les princes, vous
auriez une belle apologie en faveur du duc de Beaufort ; mais, n’ayant fait que
chasser toute ma vie et jouer à la longue paume avec lui, vous me dispenserez, s’il
vous plaît, de la fatigue de l’éloquence, et me permettrez d’aller mon grand chemin
2sans barguigner .
Pour entrer d’abord en matière, il me semble qu’il y a trois points en mon discours,
aussi bien que dans son Avis. Le premier est de le justifier à la cour, qui le croit,
dit-on, mal intentionné ; le second, de le rétablir auprès de la noblesse, qui l’a
méprisé ; le troisième, de lui redonner l’amitié du public, qui l’abandonne. Jugez,
Messieurs, si j’ai peu de chose à faire et s’il ne seroit pas plus aisé de délivrer les
princes et de perdre le cardinal, que de réussir à ce que j’entreprends.
I. Je dis que la cour est tout à fait injurieuse à Monsieur de Beaufort, de croire qu’il a
de mauvais sentiments contre elle ; et voici comme je raisonne là-dessus. Si
Monsieur de Beaufort avoit conservé quelque haine pour la cour, si la réconciliation
de Monsieur le cardinal n’étoit pleine ...
Œuvres mêlées
Apologie de M. le duc de Beaufort, contre la cour, la noblesse et le peuple
Composée par le duc de Candale, le maréchal d’Albret, le comte
de Moret, Charles de Saint-Évremond, Guillaume Girard, et autres
APOLOGIE DE MONSIEUR LE DUC DE BEAUFORT,
1CONTRE LA COUR, LA NOBLESSE ET LE PEUPLE .
(1650.)
Messieurs,
Si j’étois aussi éloquent que ceux qui ont écrit pour la cour ou pour les princes, vous
auriez une belle apologie en faveur du duc de Beaufort ; mais, n’ayant fait que
chasser toute ma vie et jouer à la longue paume avec lui, vous me dispenserez, s’il
vous plaît, de la fatigue de l’éloquence, et me permettrez d’aller mon grand chemin
2sans barguigner .
Pour entrer d’abord en matière, il me semble qu’il y a trois points en mon discours,
aussi bien que dans son Avis. Le premier est de le justifier à la cour, qui le croit,
dit-on, mal intentionné ; le second, de le rétablir auprès de la noblesse, qui l’a
méprisé ; le troisième, de lui redonner l’amitié du public, qui l’abandonne. Jugez,
Messieurs, si j’ai peu de chose à faire et s’il ne seroit pas plus aisé de délivrer les
princes et de perdre le cardinal, que de réussir à ce que j’entreprends.
I. Je dis que la cour est tout à fait injurieuse à Monsieur de Beaufort, de croire qu’il a
de mauvais sentiments contre elle ; et voici comme je raisonne là-dessus. Si
Monsieur de Beaufort avoit conservé quelque haine pour la cour, si la réconciliation
de Monsieur le cardinal n’étoit pleine ...
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