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Maria EdgeworthContes de l’enfanceTraduction Armand Le François.Librairie Hachette et Cie, 1891 (pp. 25-57).Je viens, misérable, reprendre le poison que tu as dans ta poche. (Page 47.)LE POMMIER.Le jeune Hardy etait un des meilleurs écoliers de M. Sincère, maître de pension dans un comté d’Angleterre. Honnète, obéissant,attentif et d’un excellent naturel, il possédait 1’estime et 1’affection de ses maîtres et de ses condisciples. Les bons sujets26 ç LE POMMIER. ' recherchaient son amitié,et il se souciait fort peu d’étre aimé des méchants. Les railleries et les sar- casmesdes paresseux et des mauvais écoliers ne Pembarrassaient en rien et sa le toucliaient même pas. Son ami Loveit, au contraire, visaitaux suf- frages de tout le monde. Soujambitiou 'était de passer pour le meilleur enfantkde la pension. On l’appelaitordinairementlepaizvra Loom, et chacun le plaignait, 1orsqu’ilétait en faute, ce quitlui arri- vait assez souvent. Quoiqu’il fûtnaturellement dis- posé au bien, il se laissait entrainer. au, mal, parce qu’iln’aÃvait pas le courage de dire non. Il craignait dedèsobligr les méchants et ne pou- vait supporter les railleries des sots. Un beau soir d’aut0mne, les élèves obtinrentla permissiond’al1er jouer sur une verte pelouse, dans le voisinage de l’école. Loveit et un de ses camarades, nommé Tarlton, entreprirent une par-tie de volant. On üt cercle autour d’eux : c’é— taient les plus forts de l’école, et ils faisaient assaut d’habileté. Quand on ...
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Français