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Alphonse AllaisDeux et deux font cinqEn arrivant à Nice, le Captain Cap et moi, deux affiches murales se disputèrent lagloire d’attirer notre attention.(La phrase que je viens d’écrire est d’une syntaxe plutôt discutable. On ne diraitvraiment pas que j’ai fait mes humanités.)Celle de ces deux affiches qui me charma, moi, en voici la teneur :X…, pédicuretelle rue, tel numérole seul pédicure sérieux de niceJamais, comme en ce moment, je ne sentis l’horreur de toute absence, sur mesabatis, de cors, de durillons, œils de perdrix et autres stratagèmes.Avoir sous la main un artiste qui, non content d’être sérieux, tient en même temps àêtre le seul sérieux d’une importante bourgade comme Nice, et ne trouver pointmatière à l’utiliser ! regrettable, ah ! que !…Cap me proposa bien un truc qu’il tenait d’une vieille coutume en usage chez lesfemmes de saura-t-on jamais quel archipel polynésien, lesquelles femmes fontconsister tout leur charme à détenir le plus grand nombre possible de durillons surles parties du corps les moins indiquées pour cette fin.Je ne crus point devoir accepter, pour ce que ce jeu n’en valait point la chandelle, etnous passâmes à un autre genre de sport.Celle des affiches murales que préféra Cap, annonçait à Urbi, Orbi and C°, que toutindividu titulaire d’une petite somme variant entre vingt-cinq centimes et un franc,pouvait s’offrir le spectacle d’un orang-outang, autrement dit, messieurs et dames,le véritable homme des bois, le seul ...
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Français