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Alphonse AllaisDeux et deux font cinqJe suis allé, hier, visiter l’Exposition des Femmes peintres et sculpteurs.(Ouverte du 19 février au 18 mars, de 10 h. à 5 h., Palais des Champs-Élysées,pavillon Nord-Est, porte nº 5.)Et je me suis rappelé, souriant, une petite aventure qui nous y advint, à GeorgesAuriol et à moi, voilà deux ou trois ans.Ceux de nos abonnés (ou acheteurs au numéro) de l’étranger qui voudraient sefaire une idée exacte de M. George Auriol (je ne parle pas, bien entendu, desParisiens et de beaucoup de provinciaux pour qui la physionomie du jeune etéminent japonisant est devenue, en quelque sorte, classique), n’ont qu’à sereprésenter M. le comte de Douville-Maillefeu, ou plutôt ce qu’il était, M. le comte deDouville-Maillefeu, il y a trente-cinq ans.La ressemblance ne s’arrête pas à une simple analogie physique : un observateurdigne de ce nom pourrait constater, chez ces deux hommes, le même enjouement,une équivalente exaspérabilité.Pas plus de rancune chez l’un que chez l’autre : le dos tourné, ils n’y pensent plus.Lecteur lointain, si jamais tu rencontres Auriol, n’oppose aucun barrage au torrentde ses assertions, si chimériques qu’elles te semblent ; tu serais traité, sur l’heure,à toi tout seul, de tas de m… ! ou de espèce de t… ! grossièretés purementdécoratives, ne signifiant aucunement que tu vis de libéralités féminines ou que tuentretiens avec les gens de ton propre sexe des relations coupables.Laisse passer l’orage et, ...
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