-
2
pages
-
Français
-
Documents
Description
Alphonse AllaisDeux et deux font cinqSi l’heure sonne, à jamais bénie, de la revanche ; si, quelque jour, ceux de Francevolent vers l’Est à l’espoir de reconquérir les chères sœurs perdues (N’y pensonsjamais, parlons-en toujours ! a dit Gambetta !) ; si… (pour la suite, voir les œuvresde Déroulède, première manière).Si donc — pour me résumer — on déclare un jour la guerre à une grande nationvoisine, qu’il me paraît superflu de désigner plus clairement, certes — oh ! quecertes ! — je ferai mon devoir de patrouillote, mais je demanderai à le faire au seindu douzième corps d’armée, commandée par mon vieux camarade le généralPoilloüe de Saint-Mars, un vaillant guerrier, qui joint à sa loyale épée un joli bout deplume. Un de mes lecteurs m’adresse un journal de Limoges où s’étale une merveilleuseinstruction de ce général en chef sur le tir.Rien ne saurait m’étonner du général de Saint-Mars. Est-ce pas lui qui l’annéedernière commençait une circulaire par cette phrase prestigieuse et non dénuéed’imprévu :Certes, en temps de guerre, le pied du fantassin aurait une importance capitale,etc… (sic).Mais revenons à l’instruction du même sur le tir, car elle est fertile en perles de tousorients.Le début n’en est pas vilain :Le cycle de l’instruction du tir va se fermer ; c’est le moment d’examiner ce qui aété fait en 1894, afin de profiter en 1895 de notre expérience de l’année écoulée.Le fait est qu’on ne saurait choisir un moment plus propice.Sautons ...
-
Publié par
-
Langue
Français