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ACTE II SCÈNE 7 ANALYSE DE L’ŒUVRE Sylvestre entre en scène : alors Scapin, au milieu du tréteau, s’incline le théâtre, sans vouloir entendre ni voir Géronte » ; « cou- avec beaucoup de grâce, introduisant Sylvestre : “Voici l’homme dont rant après Scapin » ; « même jeu » ; « arrêtant Scapin ». il s’agit.” Ces didascalies ont une fonction comique ; elles sont entiè- Argante pousse un petit cri, et comme Scapin traverse de biais vers la rement conventions ou artifices théâtraux (deux person- face jardin, il traverse rapidement à petits pas pressés le tréteau de nages se courent après, l’un étant quasiment aveugle). Les droite à gauche pour se réfugier derrière Scapin dont il saisit la basque. didascalies des lignes 131 à 165 ont une autre fonction : Sylvestre a monté l’escalier du fond à grand bruit de bottes et d’épe- elles sont des jeux de scène destinés à faire rire mais elles rons. Il se campe avec une sorte de grognement qui fait qu’Argante se s’appuient sur une réalité moins artificielle, plus psycholo- recroqueville. » gique : Géronte ne veut pas lâcher son argent car il est Jacques Copeau, Les Fourberies de Scapin, avare et n’a confiance en personne dès que l’argent est en Le Seuil, 1951 (coll. « Mises en scène »). cause.
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