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19
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Français
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Documents
Description
Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8
L'ESPACE DISCONTINU DE MARCEL PROUST Jean-Christophe GAY Université de La Réunion Jean-Paul Sartre, dans l'introduction de son travail sur Flaubert, déclare que “l'on entre dans un mort comme dans un moulin” 1, tendance naturelle du lecteur à importer ses propres questionnements et à être, “quand il lit, le propre lecteur de soi-même” comme disait Proust2. Si notre analyse est le reflet de nos préoccupations c'est qu'en choisissant Proust nous pouvions valider les résultats de nos recherches sur les discontinuités spatiales3 tout en utilisant son œuvre comme une “espèce d'instrument d'optique que (l'auteur) offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que sans ce livre il n'eût peut-être pas vu en soi- même” 4. Mais à côté du risque de trop se projeter dans l'œuvre, il existe aussi celui de trop la relativiser et d'en faire uniquement un document géographique ou sociologique5. Outre les milliers d'études consacrées aux écrits de Proust qui en font l'écrivain le plus exploré6, l'œuvre a suscité deux réflexions majeures sur ses rapports avec la géographie. La première date de 1939. Il s'agit d'une thèse pour le doctorat d'université, présentée à la Faculté des lettres de Paris7. Son auteur, André Ferré, ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud et géo- graphe, successivement professeur puis directeur d'école normale, établit par la suite le premier texte de La Recherche du temps perdu à la Pléiade de 1954 à 19568.
L'ESPACE DISCONTINU DE MARCEL PROUST Jean-Christophe GAY Université de La Réunion Jean-Paul Sartre, dans l'introduction de son travail sur Flaubert, déclare que “l'on entre dans un mort comme dans un moulin” 1, tendance naturelle du lecteur à importer ses propres questionnements et à être, “quand il lit, le propre lecteur de soi-même” comme disait Proust2. Si notre analyse est le reflet de nos préoccupations c'est qu'en choisissant Proust nous pouvions valider les résultats de nos recherches sur les discontinuités spatiales3 tout en utilisant son œuvre comme une “espèce d'instrument d'optique que (l'auteur) offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que sans ce livre il n'eût peut-être pas vu en soi- même” 4. Mais à côté du risque de trop se projeter dans l'œuvre, il existe aussi celui de trop la relativiser et d'en faire uniquement un document géographique ou sociologique5. Outre les milliers d'études consacrées aux écrits de Proust qui en font l'écrivain le plus exploré6, l'œuvre a suscité deux réflexions majeures sur ses rapports avec la géographie. La première date de 1939. Il s'agit d'une thèse pour le doctorat d'université, présentée à la Faculté des lettres de Paris7. Son auteur, André Ferré, ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud et géo- graphe, successivement professeur puis directeur d'école normale, établit par la suite le premier texte de La Recherche du temps perdu à la Pléiade de 1954 à 19568.
- centre de l'espace proustien nocturne
- espace discontinu de marcel proust
- désir du héros pour les paysannes de méséglise
- étendue rurale
- tentative de reconstitution du che- min de fer du pays de balbec26
- pays
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Français