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1Le grand péri urbain, nouvelles terres de progression du vote Le Pen Loïc RAVENEL GEOSYSCOM, UMR 6063 IDEES Université de Caen Pascal BULEON, CNRS, UMR ESO 6590 Université de Caen Jérôme FOURQUET,UMR CNRS ESO 6590 Directeur d'études à l'Ifop Si le vote Le Pen a atteint lors des élections présidentielles de 2002 un niveau sans précédent, sa géographie s'est aussi substantiellement modifiée. On a ainsi assisté à un véritable retournement géographique. Ce vote a en effet particulièrement prospéré dans le péri-urbain et les zones rurales. La même mesure effectuée aux régionales de 2004 confirme l'hypothèse : la distance aux grandes villes est désormais une clé d'organisation du vote et particulièrement du vote Le Pen. L'urbanisation et son étalement ainsi que les profondes restructurations économiques et sociales ont véritablement recomposé un paysage social et politique. Les circonstances conjoncturelles ont peut-être forcé le trait mais ce nouveau clivage politique fondé sur la distance aux agglomérations s'affirme comme un critère durable de distinction politique. Toutefois cette distance n'est pas une simple métrique, c'est une distance aux centralités et à l'urbanité, c'est une ligne organisatrice des fragilités sociales, de l'exposition aux duretés économiques et de la prise de distance d'une fraction importante de la population avec les partis traditionnels. I- Vote et distance aux villes : une nouvelle méthode pour mesurer de nouveaux clivages Pour mettre pleinement en lumière ce phénomène nouveau, nous avons eu recours à une démarche particulière.
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