-
7
pages
-
Français
-
Documents
-
2009
Description
Professeur : Laurence Hansen-Løve Discipline : Ordre général Annale corrigée : Dissertation Concours d’entrée à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, 2001 Dissertation « en quoi consiste ma dignité ? » La dignité n’est ni un idéal, ni un objectif à atteindre, ni une réalité observable, ni une représentation – une représentation pourrait être tenue pour subjective, et, à ce titre, relativisée. La dignité est de l’ordre des principes : elle est un « principe ». Autant dire que la dignité renvoie non pas à un donné mais à un dû, c’est-à-dire à « quelque chose » qui n’est pas négociable ou encore, en d’autres termes, à ce que les juristes nomment l’» irréductible humain ». Mais si « la » dignité est un « principe », en première approximation, une catégorie abstraite qui vaut pour tout être humain, qu’en est-il de « ma » dignité ? Quelle peut être l’incidence de ce principe, conçu semble-t-il comme une abstraction, sur le sentiment très spécifique que j’ai de ma propre valeur ? Quel rapport un « principe » peut-il entretenir avec le sens et l’exigence d’un respect ou d’une considération qui me sont dus à moi – à moi en particulier – et qui semblent devoir inclure la prise en compte de ma personne considérée dans sa singularité ? I. La dignité est le sentiment d’appartenance à l’humanité On distinguera d’emblée la définition traditionnelle de la dignité et la définition moderne, qui trouve ses sources dans le stoïcisme et le christianisme. 1.
-
Publié par
-
Publié le
05 novembre 2009
-
Langue
Français