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14
pages
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Français
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Documents
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2016
Description
DOCUMENT 3
En termes […] d’embauches réalisées au cours d’une année, les contrats dits
« atypiques1
» sont aujourd’hui largement dominants. En fait, non seulement le volume
d’emploi par rapport à la population active a changé mais aussi – et peut-être surtout – la
forme de la relation d’emploi – plus flexible et plus précaire – et le rapport au travail
exigeant plus d’autonomie, d’adaptabilité et de mobilité des salariés. Le développement de
la concurrence internationale et les externalisations2
au sein des grands groupes ont
conduit à un appauvrissement de la condition des salariés peu ou pas qualifiés, en volume
d’emploi mais aussi du point de vue des conditions de travail. […] Trois facteurs principaux
peuvent être dégagés pour expliquer le développement et la persistance de cette pauvreté
laborieuse : le développement des bas salaires horaires, les faibles durées du travail et les
emplois instables. […]
Le nombre de travailleurs pauvres augmente désormais très rapidement. Leur nombre est
passé de 1,55 million en 2003 à 1,89 million en 2006, sans doute plus de 2 millions
aujourd’hui. Les travailleurs pauvres [proviennent], pour l’essentiel, de l’augmentation de
la pauvreté depuis 2004 (de 12,7 % à 13,2 % de la population). Ils sont concentrés dans
certains secteurs : hôtellerie, restauration, commerce, nettoyage. Ils sont beaucoup plus
significativement embauchés par le biais des agences d’intérim que les autres salariés et
sont, en grande majorité, dans des emplois à temps partiel ou dans des emplois de courte
durée, ou les deux. […] Les femmes […] occupent la plupart des emplois offrant de faibles
rémunérations.
En termes […] d’embauches réalisées au cours d’une année, les contrats dits
« atypiques1
» sont aujourd’hui largement dominants. En fait, non seulement le volume
d’emploi par rapport à la population active a changé mais aussi – et peut-être surtout – la
forme de la relation d’emploi – plus flexible et plus précaire – et le rapport au travail
exigeant plus d’autonomie, d’adaptabilité et de mobilité des salariés. Le développement de
la concurrence internationale et les externalisations2
au sein des grands groupes ont
conduit à un appauvrissement de la condition des salariés peu ou pas qualifiés, en volume
d’emploi mais aussi du point de vue des conditions de travail. […] Trois facteurs principaux
peuvent être dégagés pour expliquer le développement et la persistance de cette pauvreté
laborieuse : le développement des bas salaires horaires, les faibles durées du travail et les
emplois instables. […]
Le nombre de travailleurs pauvres augmente désormais très rapidement. Leur nombre est
passé de 1,55 million en 2003 à 1,89 million en 2006, sans doute plus de 2 millions
aujourd’hui. Les travailleurs pauvres [proviennent], pour l’essentiel, de l’augmentation de
la pauvreté depuis 2004 (de 12,7 % à 13,2 % de la population). Ils sont concentrés dans
certains secteurs : hôtellerie, restauration, commerce, nettoyage. Ils sont beaucoup plus
significativement embauchés par le biais des agences d’intérim que les autres salariés et
sont, en grande majorité, dans des emplois à temps partiel ou dans des emplois de courte
durée, ou les deux. […] Les femmes […] occupent la plupart des emplois offrant de faibles
rémunérations.
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Publié par
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Publié le
20 juin 2016
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Langue
Français