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2
pages
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Français
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Documents
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2015
Description
1er sujet
Suffit-il d’avoir le choix pour être libre ?
2e sujet
Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?
3e sujet
Expliquez le texte suivant :
La différence décisive entre les outils et les machines trouve peut-être sa meilleure illustration
dans la discussion apparemment sans fin sur le point de savoir si l'homme doit « s'adapter » à
la machine ou la machine s'adapter à la « nature » de l'homme. (…) Pareille discussion ne
peut être que stérile : si la condition humaine consiste en ce que l'homme est un être
conditionné pour qui toute chose, donnée ou fabriquée, devient immédiatement condition de
notre existence ultérieure, l'homme s'est « adapté » à un milieu de machines dès le moment où
il les a inventées. Elles sont certainement devenues une condition de notre existence aussi
inaliénable que les outils aux époques précédentes. L'intérêt de la discussion à notre point de
vue tient donc plutôt au fait que cette question d'adaptation puisse même se poser. On ne
s'était jamais demandé si l'homme était adapté ou avait besoin de s'adapter aux outils dont il
se servait : autant vouloir l'adapter à ses mains. Le cas des machines est tout différent. Tandis
que les outils d'artisanat, à toutes les phases du processus de l'oeuvre, restent les serviteurs de
la main, les machines exigent que le travailleur les serve et qu'il adapte le rythme naturel de
son corps à leur mouvement mécanique. Cela ne veut pas dire que les hommes, en tant que
tels, s'adaptent ou s'asservissent à leurs machines ; mais cela signifie bien que, pendant toute
la durée du travail à la machine, le processus mécanique remplace le rythme du corps humain.
L'outil le plus raffiné reste au service de la main qu'il ne peut ni guider ni remplacer. La
machine la plus primitive guide le travail corporel et éventuellement le remplace tout à fait.
Hannah ARENDT, Condition de l’homme moderne (1958)
Suffit-il d’avoir le choix pour être libre ?
2e sujet
Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?
3e sujet
Expliquez le texte suivant :
La différence décisive entre les outils et les machines trouve peut-être sa meilleure illustration
dans la discussion apparemment sans fin sur le point de savoir si l'homme doit « s'adapter » à
la machine ou la machine s'adapter à la « nature » de l'homme. (…) Pareille discussion ne
peut être que stérile : si la condition humaine consiste en ce que l'homme est un être
conditionné pour qui toute chose, donnée ou fabriquée, devient immédiatement condition de
notre existence ultérieure, l'homme s'est « adapté » à un milieu de machines dès le moment où
il les a inventées. Elles sont certainement devenues une condition de notre existence aussi
inaliénable que les outils aux époques précédentes. L'intérêt de la discussion à notre point de
vue tient donc plutôt au fait que cette question d'adaptation puisse même se poser. On ne
s'était jamais demandé si l'homme était adapté ou avait besoin de s'adapter aux outils dont il
se servait : autant vouloir l'adapter à ses mains. Le cas des machines est tout différent. Tandis
que les outils d'artisanat, à toutes les phases du processus de l'oeuvre, restent les serviteurs de
la main, les machines exigent que le travailleur les serve et qu'il adapte le rythme naturel de
son corps à leur mouvement mécanique. Cela ne veut pas dire que les hommes, en tant que
tels, s'adaptent ou s'asservissent à leurs machines ; mais cela signifie bien que, pendant toute
la durée du travail à la machine, le processus mécanique remplace le rythme du corps humain.
L'outil le plus raffiné reste au service de la main qu'il ne peut ni guider ni remplacer. La
machine la plus primitive guide le travail corporel et éventuellement le remplace tout à fait.
Hannah ARENDT, Condition de l’homme moderne (1958)
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Publié par
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Publié le
18 novembre 2015
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Langue
Français