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Français
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Documents
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2017
Description
Laurent MATTIUSSI Professeur de littérature générale et comparée Université Jean Moulin – Lyon 3 Faculté des lettres et civilisations 7 rue Chevreul 69362 LYON CEDEX 02 Les deux textes portent sur le même thème : le « je », dont l’identité n’est pas précisée, s’adresse au « tu », dont l’identité n’est pas non plus précisée, pour déplorer sa perte et le vide que creuse en lui la disparition de l’autre. Ce qui frappe dans les deux textes, c’est le recours à l’évocation indirecte : ils sont tous les deux construits à partir du même procédé, qui consiste à suggérer les éléments du drame sans les désigner explicitement. La seule information indubitable est que « tu » as abandonné le « je », que « tu es parti » (Nacer Amamra), que « tu ne m’as pas laissé le temps » (David Hallyday), mais la circonstance qu’on devine dès le début dans la chanson de Nacer Amamra (« tu t’envoles et tu fuis / Vers des cieux interdits / Silencieux et froids ») et seulement à a fin dans celle de David Hallyday : la mort, reste implicite. Chacun des deux textes peut laisser croire à un simple éloignement. La chanson de David Hallyday pourrait même faire penser à une rupture amoureuse. Cette indétermination fait la force du texte de Nacer Amamra, son pouvoir de suggestion. C’est une heureuse trouvaille qui semble reprise pour être accentuée dans la chanson de David Hallyday.
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Publié par
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Publié le
17 mai 2017
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Langue
Français