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Français
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Description
Au début de ce siècle, s'imposa dans la réflexion géographique, la notion d'agglomération comme regroupement de plusieurs communes. L'acte fondateur fut probablement en France l'article de Paul MEURIOT paru en 1909 dans le Bulletin de l'Institut International de Statistique. Comparer la taille démographique des communes centres n'avait plus de sens. Certaines villes avaient tenté de garder leur unité institutionnelle en fusionnant communes centres et communes suburbaines mais le développement du chemin de fer et ses effets sur l'urbanisation avait fini par rendre impraticable cette solution. Récemment, l'Insee, en inventant l'aire urbaine, vient de procéder de même et pour les mêmes raisons car il s'agit de toujours rendre comparables les agglomérations. Les définitions statistiques visent à traduire une préoccupation générale à partir de normes qui ne peuvent échapper à l'arbitraire. L'aire urbaine veut refléter l'aire des « marchés urbains » (foncier, immobilier, emploi, service aux ménages) au sein de laquelle se manifestent les principaux effets de la présence de sa partie agglomérée. L'arbitraire de la norme est dans le pourcentage de 40 % au moins des actifs résidents de chaque commune travaillant dans l unité urbaine. Un pourcentage de 45 % aurait donné un autre contour à l aire urbaine. L agglomération, appelée maintenant « unité urbaine », devient la partie agglomérée de l'aire urbaine. La norme du maximum de 200 mètres entre deux bâtiments situés de part et d'autre de la frontière communale continue d'être le repère de la notion d'unité urbaine. Mais, en inventant l'aire urbaine, n'avons-nous pas changé la façon de repérer le fait urbain, et ne faut-il pas repenser aussi l'idée même d'agglomération ?
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Français