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5
pages
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Français
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Description
La Nouvelle Revue, année 29, t. 4, 1908
J. Saint-Jean
REVUE MUSICALE
Une symphonie de A. Bruckner
Une symphonie de A. Bruckner
M. Louis Hasselmans, dont la jeune et déjà parfaite maîtrise de chef d’orchestre
s’est affirmée cette année encore avec éclat, nous a donné récemment la première
audition d’une symphonie de Brückner, la huitième, en u t m i n e u r, Depuis le
dimanche de mai 1894, où Ch. Lamoureux, jouant du Brückner pour la première
fois en France, nous avait fait entendre la troisième symphonie, les œuvres du
maître autrichien n’avaient pas une fois reparu dans nos concerts ; comme tout
s’oublie vite, et qu’il y a quatorze ans de cela, on ne connaissait plus chez nous que
le nom — et encore ! — de celui que l’Allemagne considère aujourd’hui comme un
des plus grands musiciens de l’époque moderne. M. L. Hasselmans a voulu
combler cette lacune, secouer notre indifférence à l’égard de Brückner et nous a
révélé une de ses symphonies les plus monumentales : événement musical
important. Le jeune chef d’orchestre a magnifiquement mené à bout cette
entreprise : son excellente exécution chaleureuse, lyrique, intelligente et précise
suffira-t-elle à amener le public français au culte de Brückner ? A vrai dire, j’en
doute un peu, et je le regrette ; mais ce n’est pas impossible. Il en sera peut-être de
la France comme de l’Allemagne, où Brückner ne s’est pas imposé du premier
coup ; il y fut longtemps, non seulement ignoré, mais méprisé et haï ; sa mort même
ne désarma pas ...
J. Saint-Jean
REVUE MUSICALE
Une symphonie de A. Bruckner
Une symphonie de A. Bruckner
M. Louis Hasselmans, dont la jeune et déjà parfaite maîtrise de chef d’orchestre
s’est affirmée cette année encore avec éclat, nous a donné récemment la première
audition d’une symphonie de Brückner, la huitième, en u t m i n e u r, Depuis le
dimanche de mai 1894, où Ch. Lamoureux, jouant du Brückner pour la première
fois en France, nous avait fait entendre la troisième symphonie, les œuvres du
maître autrichien n’avaient pas une fois reparu dans nos concerts ; comme tout
s’oublie vite, et qu’il y a quatorze ans de cela, on ne connaissait plus chez nous que
le nom — et encore ! — de celui que l’Allemagne considère aujourd’hui comme un
des plus grands musiciens de l’époque moderne. M. L. Hasselmans a voulu
combler cette lacune, secouer notre indifférence à l’égard de Brückner et nous a
révélé une de ses symphonies les plus monumentales : événement musical
important. Le jeune chef d’orchestre a magnifiquement mené à bout cette
entreprise : son excellente exécution chaleureuse, lyrique, intelligente et précise
suffira-t-elle à amener le public français au culte de Brückner ? A vrai dire, j’en
doute un peu, et je le regrette ; mais ce n’est pas impossible. Il en sera peut-être de
la France comme de l’Allemagne, où Brückner ne s’est pas imposé du premier
coup ; il y fut longtemps, non seulement ignoré, mais méprisé et haï ; sa mort même
ne désarma pas ...
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Français