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60
pages
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Français
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Documents
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2011
Description
Depuis une vingtaine d’années, le paysage de la propriété intellectuelle voit s’élever dans son ciel un objet étrange appelé « copyleft ». Construit comme un clin d’oeil envers le « copyright », ce terme vise à traduire « l’antithèse voulue par rapport au
modèle de droit d’auteur que nous connaissons ». A contre-courant du modèle propriétaire classique, les partisans du copyleft prônent le partage et considèrent la création comme passant par « l’échange, la liberté de reproduction et d’utilisation, voire
d’appropriation ». Intimement lié au développement d’Internet, le copyleft mérite d’être analysé dans le cadre d’une réflexion consacrée aux rapports entre droit et mondialisation. La création d’un village mondial grâce à la toile compte en effet parmi les moteurs de la mondialisation. Lieu d’échange d’informations potentiellement illimitées, Internet réalise un saut qualitatif et quantitatif sans précédent dans les modèles de création et de diffusion du contenu. L’interactivité proposée par l’univers numérique transforme profondément le rôle du lecteur qui devient acteur. En outre, le phénomène de mondialisation s’accompagne de la création d’une « économie du savoir » où « la maîtrise du savoir et de l’information constitue l’une des principales sources des gains actuels de productivité ». Dès lors, le droit d’auteur y est vu « comme un outil juridique de protection d’une production de biens culturels ». Cette « hégémonie d’intérêts financiers » dépasse les artistes et risque d’entraver leur liberté de création.
modèle de droit d’auteur que nous connaissons ». A contre-courant du modèle propriétaire classique, les partisans du copyleft prônent le partage et considèrent la création comme passant par « l’échange, la liberté de reproduction et d’utilisation, voire
d’appropriation ». Intimement lié au développement d’Internet, le copyleft mérite d’être analysé dans le cadre d’une réflexion consacrée aux rapports entre droit et mondialisation. La création d’un village mondial grâce à la toile compte en effet parmi les moteurs de la mondialisation. Lieu d’échange d’informations potentiellement illimitées, Internet réalise un saut qualitatif et quantitatif sans précédent dans les modèles de création et de diffusion du contenu. L’interactivité proposée par l’univers numérique transforme profondément le rôle du lecteur qui devient acteur. En outre, le phénomène de mondialisation s’accompagne de la création d’une « économie du savoir » où « la maîtrise du savoir et de l’information constitue l’une des principales sources des gains actuels de productivité ». Dès lors, le droit d’auteur y est vu « comme un outil juridique de protection d’une production de biens culturels ». Cette « hégémonie d’intérêts financiers » dépasse les artistes et risque d’entraver leur liberté de création.
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Publié par
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Publié le
26 septembre 2011
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
5 Mo