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13
pages
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Français
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Documents
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2014
Description
QUELLES POLITIQUES
POUR LA FRANCE PERIURBAINE (I) ?
Par Pierre Musseau
Le 1er octobre 2014
Les territoires périurbains restent des espaces largement impensés. Aucune définition
ne peut complètement les cerner. Ce qui n’empêche pas les antagonismes de
s’aiguiser à leur sujet.
Pour les uns, le périurbain représente un échec des politiques d’urbanisme qui n’ont
pas réussi à contenir l’étalement des villes. Il constituerait, du même coup, un péril
pour l’environnement car il est à l’origine d’une artificialisation accrue des sols et
conduit, avec l’extension toujours plus grande des aires urbaines, à une augmentation
des déplacements automobiles, des coûts et des pollutions associées. Il interroge
enfin le vivre ensemble car les populations de ces territoires, souvent qualifiés de «
villes-dortoirs », sont soupçonnées de privilégier des comportements électoraux de «
rejet » et deviennent un horizon de conquête pour le Front National.
Pour les autres, le périurbain a été caricaturé. Il faudrait plutôt le voir comme un mode
de vie urbain proche de la campagne, accessible aux classes populaires, qui répond à
un besoin d’espace et de proximité avec la nature et qui génère de nouvelles
sociabilités. Celles-ci permettraient ainsi d’éviter l’isolement social dont sont victimes
de nombreux citadins. Les difficultés de ces territoires en périphérie des villes seraient
principalement liées à l’absence d’offre politique répondant aux besoins des habitants
souvent issus des catégories les plus modestes de la population. Ce sont alors les
politiques de la ville que l’on accuse de ne pas les prendre en compte, et les
politiques environnementales de les stigmatiser.
Certains vont plus loin encore. Pour eux, les difficultés de ces territoires situés aux
confins des centres productifs seraient la signature géographique du mépris dans
POUR LA FRANCE PERIURBAINE (I) ?
Par Pierre Musseau
Le 1er octobre 2014
Les territoires périurbains restent des espaces largement impensés. Aucune définition
ne peut complètement les cerner. Ce qui n’empêche pas les antagonismes de
s’aiguiser à leur sujet.
Pour les uns, le périurbain représente un échec des politiques d’urbanisme qui n’ont
pas réussi à contenir l’étalement des villes. Il constituerait, du même coup, un péril
pour l’environnement car il est à l’origine d’une artificialisation accrue des sols et
conduit, avec l’extension toujours plus grande des aires urbaines, à une augmentation
des déplacements automobiles, des coûts et des pollutions associées. Il interroge
enfin le vivre ensemble car les populations de ces territoires, souvent qualifiés de «
villes-dortoirs », sont soupçonnées de privilégier des comportements électoraux de «
rejet » et deviennent un horizon de conquête pour le Front National.
Pour les autres, le périurbain a été caricaturé. Il faudrait plutôt le voir comme un mode
de vie urbain proche de la campagne, accessible aux classes populaires, qui répond à
un besoin d’espace et de proximité avec la nature et qui génère de nouvelles
sociabilités. Celles-ci permettraient ainsi d’éviter l’isolement social dont sont victimes
de nombreux citadins. Les difficultés de ces territoires en périphérie des villes seraient
principalement liées à l’absence d’offre politique répondant aux besoins des habitants
souvent issus des catégories les plus modestes de la population. Ce sont alors les
politiques de la ville que l’on accuse de ne pas les prendre en compte, et les
politiques environnementales de les stigmatiser.
Certains vont plus loin encore. Pour eux, les difficultés de ces territoires situés aux
confins des centres productifs seraient la signature géographique du mépris dans
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Publié par
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Publié le
22 octobre 2014
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Langue
Français