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3
pages
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Français
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Documents
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2012
Description
Le principe de notre Démocratie, qu'il soit considéré comme un
avantage ou comme pouvant représenter un inconvénient, est de
différencier tout d'abord le pouvoir législatif de l'exécutif en le
séparant ensuite par trois institutions bien distinctes que sont
l'Élysée, le Sénat et l'Assemblée Nationale… Situations parfois
étonnantes alors que celles créées par - pour redoutable qu'elle
puisse devenir - cette cohabitation qui parfois retranche le pouvoir
à un Président ou une Assemblée en donnant par les élections la
majorité à son opposition. Alors ce qui pourrait être considéré pour
un partage de l'exécutif peut rapidement se transformer en
d'obscurs blocages lorsque les lois ne passent plus parce qu'elle ne
bénéficient plus d'une majorité suffisante pour être approuvées par
le Parlement. La coexistence institutionnelle entre un chef de l'État
et un chef de gouvernement issue d'une majorité parlementaire
différente, si pour courante qu'elle soit devenue entre François
Mitterrand et Jacques Chirac (1986 à 1988), n'en a pas moins
révélé des divergences politiques de fond… C'était la première fois
qu'un Président de la République française devait coexister avec un
1er Ministre qui n'était pas de sa mouvance politique. S'en suivit
des situations conflictuelles émergents des ordonnances sur la
privatisation, le découpage électoral et l'aménagement du temps de
travail ; d'une certaine discordance due à des controverses
constitutionnelles pouvait inquiéter les dossiers de politique
intérieure et extérieure malgré le climat de consensus courtois que
parvenaient à laisser transparaître Chirac et Mitterrand dans des
conférences de presse communes où ils répondaient aux questions
des journalistes à tour de rôle… Seconde cohabitation avec
Édouard Balladur (1993 à 1995) qui inverse la majorité politique
de l'Assemblée avec la crise du Rwanda qui ravive l'inquiétude de
la dérive néo coloniale chez l'un tandis que l'autre s'interpelle aussi
sur les objectifs humanitaires des opérations… Troisième du nom
sous la Ve République, la cohabitation entre Lionel Jospin et le
même Chirac devenu Président provenant d'une dissolution (1997
à 2002) anticipée de l'Assemblée était avant tout destinée à
ressourcer par le fond le renouvellement d'une confiance du peuple
envers le Président Chirac et non pas pour voire surgir une gauche
plurielle victorieuse des urnes…
avantage ou comme pouvant représenter un inconvénient, est de
différencier tout d'abord le pouvoir législatif de l'exécutif en le
séparant ensuite par trois institutions bien distinctes que sont
l'Élysée, le Sénat et l'Assemblée Nationale… Situations parfois
étonnantes alors que celles créées par - pour redoutable qu'elle
puisse devenir - cette cohabitation qui parfois retranche le pouvoir
à un Président ou une Assemblée en donnant par les élections la
majorité à son opposition. Alors ce qui pourrait être considéré pour
un partage de l'exécutif peut rapidement se transformer en
d'obscurs blocages lorsque les lois ne passent plus parce qu'elle ne
bénéficient plus d'une majorité suffisante pour être approuvées par
le Parlement. La coexistence institutionnelle entre un chef de l'État
et un chef de gouvernement issue d'une majorité parlementaire
différente, si pour courante qu'elle soit devenue entre François
Mitterrand et Jacques Chirac (1986 à 1988), n'en a pas moins
révélé des divergences politiques de fond… C'était la première fois
qu'un Président de la République française devait coexister avec un
1er Ministre qui n'était pas de sa mouvance politique. S'en suivit
des situations conflictuelles émergents des ordonnances sur la
privatisation, le découpage électoral et l'aménagement du temps de
travail ; d'une certaine discordance due à des controverses
constitutionnelles pouvait inquiéter les dossiers de politique
intérieure et extérieure malgré le climat de consensus courtois que
parvenaient à laisser transparaître Chirac et Mitterrand dans des
conférences de presse communes où ils répondaient aux questions
des journalistes à tour de rôle… Seconde cohabitation avec
Édouard Balladur (1993 à 1995) qui inverse la majorité politique
de l'Assemblée avec la crise du Rwanda qui ravive l'inquiétude de
la dérive néo coloniale chez l'un tandis que l'autre s'interpelle aussi
sur les objectifs humanitaires des opérations… Troisième du nom
sous la Ve République, la cohabitation entre Lionel Jospin et le
même Chirac devenu Président provenant d'une dissolution (1997
à 2002) anticipée de l'Assemblée était avant tout destinée à
ressourcer par le fond le renouvellement d'une confiance du peuple
envers le Président Chirac et non pas pour voire surgir une gauche
plurielle victorieuse des urnes…
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Publié par
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Publié le
13 mai 2012
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Langue
Français