-
2
pages
-
Français
-
Documents
-
2012
Description
Les hommes de Néandertal ne sont pas nos aïeux Depuis 1997, les méthodes d'analyse de l'ADN fossile ont permis de déchiffrer une petite partie de l'information génétique de 9 spécimens de Néandertaliens. Les séquences obtenues pour l'ADN mitochondrial ne semblent trouver aucun équivalent parmi nos contemporains, qu'ils soient européens, africains, amérindiens ou asiatiques. Ainsi, il n'y a guère de trace d'un supposé métissage. Dernièrement, un groupe de chercheurs dirigé par Catherine Hänni (CNRS, École Normale Supérieure de Lyon), a déchiffré la plus vieille séquence néandertalienne jamais analysée. Cette dernière a été obtenue à partir d'une molaire d'enfant datant de 100 000 ans, provenant de la grotte de Scladina en Belgique. Compte tenu de son grand âge, la séquence se limite à une courte région de 123 nucléotides de long. Pourquoi avoir choisi particulièrement ce spécimen, si vieux ? À l'époque, seuls les Néandertaliens vivaient en Europe. L'information obtenue permet donc de se faire une idée de la diversité génétique des Néandertaliens avant tout contact avec l'homme moderne. Or, les séquences néandertaliennes déjà connues correspondaient globalement à la période où les Néandertaliens cohabitaient avec les hommes modernes. Par comparaison avec la nouvelle séquence néandertalienne, elles permettent donc d'estimer l'impact que le contact avec les hommes modernes a eu sur le génome des Néandertaliens.
-
Publié par
-
Publié le
02 février 2012
-
Langue
Français