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Français
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2011
Description
Du spectacle à n'importe quel prix? Qu'il paraît loin le temps où, dans le dernier virage du dernier Grand Prix de la saison, le titre se jouait au pilotage pur, comme lorsque Jacques Villeneuve était proche de passer Michael Schumacher à Jerez en 1997, et finalement poussé dans le décor par l'Allemand qui ne voulait pas s'avouer vaincu. Quatorze ans plus tard, conséquence directe de l'avènement électronique dans la F1 moderne, celle-ci a perdu de son humanité, et quelque part, de sa dramaturgie. Les dépassements sont de moins en moins présents, ou en tout cas pour la gagne. La hiérarchie finale de la course se fait... lors des essais qualificatifs, la position prise sur la grille de départ n'évoluant qu'à l'extinction des feux, au premier virage, ou à la faveur des changements de pneumatiques dans les stands. Et encore, le temps des ravitaillements en essence, avec la stratégie à un, deux ou trois arrêts qui allait avec, est révolu depuis 2010. Mais le compte n'y est pas encore tout à fait, et le spectacle pas encore comme dans les années 80 ou 90. Philippe Alliot, qui pilotait à cette époque, le déplore évidemment, mais sait également très bien qu'il sera impossible de revenir à cette époque : "Le problème, c'est qu'il faut évoluer avec son temps, et aujourd'hui l'électronique est partout.
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Publié par
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Publié le
02 avril 2011
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Langue
Français