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10
pages
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Français
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Documents
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1983
Description
Économie rurale - Année 1983 - Volume 155 - Numéro 1 - Pages 23-30This debate bears on the analysis of the development process in French agriculture since the end of the 1950-ties. The socioeconomic situation which was drastically changed by the crisis may not allow a process where a more and more expensive and scarse capital continues to drive farm labour towards sectors with severe unemployment.
The main issues of the debate are : the capital necessary for a « productivistic » system, the marginalisation of certain areas, the expansion of production structures, the intensification of animal production (especially dairying) and plant production through biological progress... the impact of national and international outlets on production systems and the deference of farm incomes, the farmers' claims to better living and working conditions, less foreign dépendance of the food and farm industry...
On an aggregate level, the objectives appear inconsistent. In fact, it is the coherent choice of ways and means which will settle point by point the debate on « productivism ».
Le concept de « productivisme » n'a jamais été défini ; le débat porte en fait sur l'analyse du processus de développement suivi par l'agriculture française depuis la fin des années 50. Ce processus est ramené, ici, à un ensemble de phénomènes d'intensification de l'exploitation du facteur travail caractérisés par la combinaison de quantités croissantes de terre et/ou de capital à l'unité travailleur. Par rapport à la question du devenir de l'agriculture française le problème peut s'énoncer ainsi : le contexte socio-économique profondément modifié depuis la crise, permet-il la poursuite d'un processus dans lequel le capital, aujourd'hui plus cher ou plus rare, continuerait à chasser le travail agricole vers des secteurs où sévit un chômage tenace ?
L'article présente les arguments avancés par les parties sur les points forts du débat. Le volume de capital exigé, par les systèmes « productivistes » ne permet plus la reproduction d'un certain nombre d'exploitations, et l'installation d'un maximum de jeunes en agriculture. Le processus d'exploitation intensive du travail a marginalisé certaines zones, sa poursuite les condamnerait définitivement. L'agrandissement des structures de production est-elle inéluctable? Le débat sur l'intensification de la production animale (lait notamment) n'est-il pas faussé par le fait que les pouvoirs publics et l'appareil d'encadrement n'ont guère aidé les systèmes alternatifs éventuels. Les progrès de la biologie ne laissent-ils pas entrevoir la possibilité d'autres formes d'intensification de la production végétale ?
Des systèmes de production fortement dépendants des marchés nationaux et internationaux sont-ils les plus adaptés à la défense du revenu des agriculteurs face aux aléas naturels et économiques ? Les exigences des agriculteurs en matière de conditions de vie et de travail, sont-elles compatibles avec la poursuite d'une exploitation intensive du travail physique agricole ? Enfin la moindre dépendance du secteur agro-alimentaire par rapport à l'étranger passe-t-elle par la poursuite de l'expansion des exportations ou par une reconquête progressive des marchés intérieurs ?
Une approche pragmatique montre qu'il ne peut y avoir, à court terme, rupture totale du processus du développement des dernières décennies. Mais les objectifs sur lesquels un consensus apparaît lorsqu'ils sont pris un à un, s'avèrent globalement difficilement compatibles. Un compromis optimal ne peut être défini que par rapport à un projet politique précis. C'est en fait dans le choix cohérent des voies et des moyens - sur lesquels porte l'essentiel des divergences - que sera tranché, concrètement et point par point, le débat sur le « productivisme ».
8 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
The main issues of the debate are : the capital necessary for a « productivistic » system, the marginalisation of certain areas, the expansion of production structures, the intensification of animal production (especially dairying) and plant production through biological progress... the impact of national and international outlets on production systems and the deference of farm incomes, the farmers' claims to better living and working conditions, less foreign dépendance of the food and farm industry...
On an aggregate level, the objectives appear inconsistent. In fact, it is the coherent choice of ways and means which will settle point by point the debate on « productivism ».
Le concept de « productivisme » n'a jamais été défini ; le débat porte en fait sur l'analyse du processus de développement suivi par l'agriculture française depuis la fin des années 50. Ce processus est ramené, ici, à un ensemble de phénomènes d'intensification de l'exploitation du facteur travail caractérisés par la combinaison de quantités croissantes de terre et/ou de capital à l'unité travailleur. Par rapport à la question du devenir de l'agriculture française le problème peut s'énoncer ainsi : le contexte socio-économique profondément modifié depuis la crise, permet-il la poursuite d'un processus dans lequel le capital, aujourd'hui plus cher ou plus rare, continuerait à chasser le travail agricole vers des secteurs où sévit un chômage tenace ?
L'article présente les arguments avancés par les parties sur les points forts du débat. Le volume de capital exigé, par les systèmes « productivistes » ne permet plus la reproduction d'un certain nombre d'exploitations, et l'installation d'un maximum de jeunes en agriculture. Le processus d'exploitation intensive du travail a marginalisé certaines zones, sa poursuite les condamnerait définitivement. L'agrandissement des structures de production est-elle inéluctable? Le débat sur l'intensification de la production animale (lait notamment) n'est-il pas faussé par le fait que les pouvoirs publics et l'appareil d'encadrement n'ont guère aidé les systèmes alternatifs éventuels. Les progrès de la biologie ne laissent-ils pas entrevoir la possibilité d'autres formes d'intensification de la production végétale ?
Des systèmes de production fortement dépendants des marchés nationaux et internationaux sont-ils les plus adaptés à la défense du revenu des agriculteurs face aux aléas naturels et économiques ? Les exigences des agriculteurs en matière de conditions de vie et de travail, sont-elles compatibles avec la poursuite d'une exploitation intensive du travail physique agricole ? Enfin la moindre dépendance du secteur agro-alimentaire par rapport à l'étranger passe-t-elle par la poursuite de l'expansion des exportations ou par une reconquête progressive des marchés intérieurs ?
Une approche pragmatique montre qu'il ne peut y avoir, à court terme, rupture totale du processus du développement des dernières décennies. Mais les objectifs sur lesquels un consensus apparaît lorsqu'ils sont pris un à un, s'avèrent globalement difficilement compatibles. Un compromis optimal ne peut être défini que par rapport à un projet politique précis. C'est en fait dans le choix cohérent des voies et des moyens - sur lesquels porte l'essentiel des divergences - que sera tranché, concrètement et point par point, le débat sur le « productivisme ».
8 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Publié par
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Publié le
01 janvier 1983
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
1 Mo