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II / LE CLOS MORTIER : COMMENT GÉRER ET SURMONTER LA CRISE 1°) Les approvisionnements en bois : nouvelles épreuves de force a) 1847 : front commun ou ordre dispersé Les prix des coupes de bois des adjudications d’Orléans sont un peu redescendus depuis 1846. On ignore si les maîtres de forges se sont entendus pour établir un front commun avec les marchands de bois et les maîtres mariniers pour obtenir une nouvelle baisse en 1847, mais tout se passe comme si ces trois grands groupes socioprofessionnels s’étaient mis d’accord : à la séance du 9 septembre 1847, aucune offre n’est faite sur l’un des 52 articles mis en vente. Jamais on n’a vu une telle forme de boycott. L’Administration prend acte du refus d’enchérir et en reste là : il n’y aura pas de bois adjugé cette année. Pourtant, deux mois après, elle revient sur sa position et organise une seconde séance. Peut-être pour ne pas perdre la face, le Président annonce qu’il va procéder à l’adjudication au rabais. Mais là encore, il essuie un refus général, personne ne prononçant « Je prends ». Devant ce front uni, il fait une concession et accepte de passer aux enchères. Alors, tous les lots sont pris les uns après les autres, mais à des prix nettement plus bas 808que l’année précédente . Pour le compte du Clos Mortier, Eugène de Ménisson emporte 7 des 22 lots de taillis. Adjudications des coupes de bois de la Famille d’Orléans (1847) Source : A.N.L., 9 septembre et 11 novembre 1847 Séances 9 ...
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