-
28
pages
-
Français
-
Documents
Description
III / AU CLOS MORTIER, SUCCÈS DU FIL DE FER PUDDLÉ ET DE LA FONTE À REFONDRE Comment le Clos Mortier répond-t-il à cet ensemble contrasté de contraintes et de facteurs stimulants ? 1°) Le fil de fer : du fer au bois au fer puddlé a) Mener le processus de fabrication au bois jusqu’à la dernière extrémité. Jules Rozet est bien obligé de prendre acte des progrès du fer puddlé dans les opérations de tréfilage et du coût de plus en plus élevé de la fabrication du fer entièrement au charbon de bois : « La fabrication, ou pour mieux dire la vente du fil de fer au charbon de bois (n’est) plus possible dans les gros numéros c’est–à-dire à partir du n° 14 des Forges, depuis qu’on est 940parvenu à tirer le fer puddlé jusqu’au n° 14. » . Plutôt que de se convertir à la technique du puddlage, il essaye d’utiliser ses feux d’affinerie au charbon de bois jusqu’aux limites du possible. Un premier sursis lui est accordé quand il constate que les fontes élaborées à l’air chaud - elles ont pourtant moins bonne réputation qu’à l’air froid – donnent un fer se travaillant mieux 941dans les foyers d’affinage au charbon de bois . Par ailleurs, à partir de novembre 1849, il réussit à alimenter ses feux d’affinerie de manière plus économique grâce à des fontes de récupération, 942des ferrailles et des vieilles tôles . Pour cela il fait appel à des fournisseurs proches (St-Dizier, Vitry-le-François) ou un peu plus éloignés (Châlons-sur-Marne, Troyes). L’existence du chemin de ...
-
Publié par
-
Langue
Français