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48
pages
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Français
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Documents
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2014
Description
Dix ans après le rapport Jean-Christophe Rufin,
les enquêtes régulières de la Commission nationale
consultative des droits de l’Homme (CNCDH) mesurent
un recul des préjugés antisémites dans l’opinion.
Pourtant, les données collectées par le Centre Kantor
montrent que le nombre d’incidents antisémites violents
a été trois fois plus élevé au cours de la période 2004-
2013 qu’au cours de la décennie 1994-2004. Même en
retenant la thèse d’un recul des préjugés, l’augmentation
de la violence contre les Juifs est évidente. De même, on
observe le regain de discours racistes dont la Ministre de
la justice, Madame Christiane Taubira, a été la victime
ainsi que Madame Cécile Kyenge, Ministre italienne de
l’intégration.
La question de l’antisémitisme, de la xénophobie et
du racisme se pose à nouveau dans les démocraties, en
Europe et en France. Il est triste de constater qu’il n’y a
là, à proprement parler, rien de nouveau. Mais c’est le
regain que l’on constate depuis le début des années 1990
qui doit devenir l’objet de notre préoccupation et de notre
action. Ce regain correspond probablement d’abord à
la globalisation et à la manière dont elle a affecté les
sociétés démocratiques, sur le plan matériel comme sur
le plan culturel, que certains qualifient de « identitaire ».
Cela correspond ensuite au bousculement des anciennes
puissances par le nouveau monde des pays émergents et
au sentiment, diffus chez nous, d’un monde sinon hostile
certainement moins favorable. A cela, il faut ajouter les
conséquences de phénomènes migratoires entamés il y
a plusieurs décennies, mais dont les effets se font sentir
comme soudainement, dans l’affirmation d’une société de
fait multiculturelle, contribuant à la déstabilisation des
Occidentaux en général et des Européens en particulier.
Le vieillissement démographique joue comme un facteur
supplémentaire de crainte et de rétractation. De même,
ici ou là et en tout cas chez nous, en France, la crise
budgétaire des puissances publiques accroît le malaise,
non seulement dans sa dimension économique et sociale,
mais aussi politique et culturelle, accréditant l’idée de
gouvernements incapables d’agir, d’une société et d’un
État paralysés.
Introduction
E
les enquêtes régulières de la Commission nationale
consultative des droits de l’Homme (CNCDH) mesurent
un recul des préjugés antisémites dans l’opinion.
Pourtant, les données collectées par le Centre Kantor
montrent que le nombre d’incidents antisémites violents
a été trois fois plus élevé au cours de la période 2004-
2013 qu’au cours de la décennie 1994-2004. Même en
retenant la thèse d’un recul des préjugés, l’augmentation
de la violence contre les Juifs est évidente. De même, on
observe le regain de discours racistes dont la Ministre de
la justice, Madame Christiane Taubira, a été la victime
ainsi que Madame Cécile Kyenge, Ministre italienne de
l’intégration.
La question de l’antisémitisme, de la xénophobie et
du racisme se pose à nouveau dans les démocraties, en
Europe et en France. Il est triste de constater qu’il n’y a
là, à proprement parler, rien de nouveau. Mais c’est le
regain que l’on constate depuis le début des années 1990
qui doit devenir l’objet de notre préoccupation et de notre
action. Ce regain correspond probablement d’abord à
la globalisation et à la manière dont elle a affecté les
sociétés démocratiques, sur le plan matériel comme sur
le plan culturel, que certains qualifient de « identitaire ».
Cela correspond ensuite au bousculement des anciennes
puissances par le nouveau monde des pays émergents et
au sentiment, diffus chez nous, d’un monde sinon hostile
certainement moins favorable. A cela, il faut ajouter les
conséquences de phénomènes migratoires entamés il y
a plusieurs décennies, mais dont les effets se font sentir
comme soudainement, dans l’affirmation d’une société de
fait multiculturelle, contribuant à la déstabilisation des
Occidentaux en général et des Européens en particulier.
Le vieillissement démographique joue comme un facteur
supplémentaire de crainte et de rétractation. De même,
ici ou là et en tout cas chez nous, en France, la crise
budgétaire des puissances publiques accroît le malaise,
non seulement dans sa dimension économique et sociale,
mais aussi politique et culturelle, accréditant l’idée de
gouvernements incapables d’agir, d’une société et d’un
État paralysés.
Introduction
E
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Publié par
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Publié le
17 novembre 2014
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
1 Mo