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29
pages
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Français
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Documents
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2014
Description
La politique du cannabis a pris une nouvelle direction dans de nombreux pays.
Plusieurs Etats ont récemment évolué dans leurs pratiques : la « guerre à la
drogue »1
, coûteuse et inefficace, y a laissé place à des approches fondées sur la
tolérance au cannabis, voire dans certains cas, à la légalisation.
Notre pays ne devrait-il pas, à son tour, envisager un tel tournant idéologique et
politique ? Les arguments qui ont conduit au revirement dans l’Amérique de Barack
Obama, par exemple, semblent tout aussi valables chez nous. De fait, la politique de
répression est en échec en France : non seulement la prévalence du cannabis ne
diminue pas significativement, mais elle reste l’une des plus élevées d’Europe.
Pis, cette politique coûte cher : elle capte une part considérable des ressources
publiques allouées au maintien de l’ordre et à la justice. Au total, ce sont quelques
568 millions d’euros par an qui sont directement consacrés à la lutte contre le
cannabis, et qui ne vont ni à d’autres missions utiles, ni aux politiques de prévention
et d’accompagnement pour les usagers dépendants.Dans ce contexte, trois scénarios
sont envisageables : la dépénalisation2
de l’usage du cannabis (scénario 1), la
légalisation de la production, de la vente et de l'usage dans le cadre d'un monopole
public (scénario 2) et la légalisation de la production, de la vente et de l'usage dans
un cadre concurrentiel (scénario 3). Nous avons tenté de mesurer l'impact de chaque
scénario sur le nombre d'usagers, les quantités consommées, les finances publiques
(dépenses et recettes fiscales) et l'évolution du marché noir.
Plusieurs Etats ont récemment évolué dans leurs pratiques : la « guerre à la
drogue »1
, coûteuse et inefficace, y a laissé place à des approches fondées sur la
tolérance au cannabis, voire dans certains cas, à la légalisation.
Notre pays ne devrait-il pas, à son tour, envisager un tel tournant idéologique et
politique ? Les arguments qui ont conduit au revirement dans l’Amérique de Barack
Obama, par exemple, semblent tout aussi valables chez nous. De fait, la politique de
répression est en échec en France : non seulement la prévalence du cannabis ne
diminue pas significativement, mais elle reste l’une des plus élevées d’Europe.
Pis, cette politique coûte cher : elle capte une part considérable des ressources
publiques allouées au maintien de l’ordre et à la justice. Au total, ce sont quelques
568 millions d’euros par an qui sont directement consacrés à la lutte contre le
cannabis, et qui ne vont ni à d’autres missions utiles, ni aux politiques de prévention
et d’accompagnement pour les usagers dépendants.Dans ce contexte, trois scénarios
sont envisageables : la dépénalisation2
de l’usage du cannabis (scénario 1), la
légalisation de la production, de la vente et de l'usage dans le cadre d'un monopole
public (scénario 2) et la légalisation de la production, de la vente et de l'usage dans
un cadre concurrentiel (scénario 3). Nous avons tenté de mesurer l'impact de chaque
scénario sur le nombre d'usagers, les quantités consommées, les finances publiques
(dépenses et recettes fiscales) et l'évolution du marché noir.
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Publié par
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Publié le
19 décembre 2014
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Langue
Français