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60
pages
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Français
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Documents
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2014
Description
Les classes moyennes de notre pays sont inquiètes et victimes des
dysfonctionnements de la société et de l’économie françaises. Les difficultés
de l’Éducation nationale à emmener tous les enfants vers des parcours
de réussite, l’échec du marché du travail à fournir des emplois à tous les
candidats – particulièrement aux plus jeunes – font peser sur ces classes une
pression trop lourde. Elles sont déçues. L’institution scolaire devrait incarner
un recours, une bouffée d’espoir, une chance de promotion sociale pour leurs
enfants. Ce n’est pas le cas : en France, la réussite est conditionnée par les
origines sociales des élèves. Face à ce constat, les classes moyennes sont à
la recherche de solutions scolaires alternatives et se tournent vers le soutien
scolaire payant, qui est un marché particulièrement dynamique. Les enquêtes
montrent qu’elles y trouvent un complément, non un substitut, à l’Éducation
nationale et qu’elles en sont très satisfaites : il contribue à soutenir leurs
ambitions de mobilité sociale. Les politiques traditionnellement suivies
consistent à favoriser la contrainte, la sanction ou l’interdiction, en fiscalisant
toujours plus le soutien scolaire afin d’en décourager le recours, qui serait
inégalitaire. Ce faisant, les responsables politiques laissent les familles sans
complément éducatif, tout en les abandonnant à un système scolaire injuste
et défaillant, faute de réforme structurelle.
La présente note propose au contraire de soutenir les familles en créant une
assurance complémentaire éducation. Sur le modèle des complémentaires
santé ou des complémentaires retraite, elle viendra en supplément des
services de l’Éducation nationale, conduisant le secteur privé à participer
d’une façon nouvelle à la mission d’intérêt général de réussite de tous les
élèves français.
dysfonctionnements de la société et de l’économie françaises. Les difficultés
de l’Éducation nationale à emmener tous les enfants vers des parcours
de réussite, l’échec du marché du travail à fournir des emplois à tous les
candidats – particulièrement aux plus jeunes – font peser sur ces classes une
pression trop lourde. Elles sont déçues. L’institution scolaire devrait incarner
un recours, une bouffée d’espoir, une chance de promotion sociale pour leurs
enfants. Ce n’est pas le cas : en France, la réussite est conditionnée par les
origines sociales des élèves. Face à ce constat, les classes moyennes sont à
la recherche de solutions scolaires alternatives et se tournent vers le soutien
scolaire payant, qui est un marché particulièrement dynamique. Les enquêtes
montrent qu’elles y trouvent un complément, non un substitut, à l’Éducation
nationale et qu’elles en sont très satisfaites : il contribue à soutenir leurs
ambitions de mobilité sociale. Les politiques traditionnellement suivies
consistent à favoriser la contrainte, la sanction ou l’interdiction, en fiscalisant
toujours plus le soutien scolaire afin d’en décourager le recours, qui serait
inégalitaire. Ce faisant, les responsables politiques laissent les familles sans
complément éducatif, tout en les abandonnant à un système scolaire injuste
et défaillant, faute de réforme structurelle.
La présente note propose au contraire de soutenir les familles en créant une
assurance complémentaire éducation. Sur le modèle des complémentaires
santé ou des complémentaires retraite, elle viendra en supplément des
services de l’Éducation nationale, conduisant le secteur privé à participer
d’une façon nouvelle à la mission d’intérêt général de réussite de tous les
élèves français.
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Publié par
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Publié le
27 novembre 2014
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Langue
Français