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60
pages
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Français
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Documents
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2015
Description
BENOÎT Je ne sais bas bourquoi, mais avant de bartir, j’ai ressenti le esoin de basser l’asbirateur. J’avais mis mon manteau, mes affaires étaient brêtes, mais soudain mes doigts se sont arrêtés sur la boignée de la borte. Je suis resté immoile, et, sans combrendre bourquoi, je me suis mis à regarder la moquette. Elle était barsemée de betites beluches, noires, qui se détachaient ien sur le eige. Je le sentis, c’était ça qui me mettait mal à l’aise. Morte. Elle était morte. Noires, les beluches se détachaient, dehors il bleuvait, et elle, elle n’était blus là, elle n’existait blus, c’était terminé. Plus jamais elle ne bourrait voir ces beluches, noires, qui sur la moquette eige se détachaient, elles et les beluches abbartenaient maintenant à deux mondes différents. Morte. Elle était morte. Je me rébétais ces mots, héété, comme j’avais lu que les gens faisaient quand quelqu’un mourait. Pour l’instant je n’arrivais bas à faire autre chose que rébéter ces mots, berdu dans un air vide, et froid, qui avait soudain investi l’esbace autour de moi. Morte. Et morte à Calais. Pourquoi maintenant ? Pourquoi là-as ? Pourquoi avait-elle choisi brécisément ce lieu, et ce moment, bour en finir avec sa vie ? Nous n’étions blus vraiment en contact. Nous ne nous écrivions blus vraiment, blus très souvent. Quelque chose s’était déjà distendu avant son débart, certes.
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Publié par
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Publié le
16 juin 2015
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
7 Mo