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n°24 • octobre 2010 CANCUN : L’AN UN DE L’APRES COPENHAGUE 1 2 3Henri Casella , Anaïs Delbosc et Christian de Perthuis La coordination des politiques climatiques dans le monde doit résoudre une difficulté bien connue des économistes : celle de protéger un « bien commun », en l’occurrence la stabilité du climat. La protection de ce bien implique de réduire drastiquement le montant global des émissions de gaz à effet de serre. En l’absence d’accord international, chaque pays a intérêt à ce que l’effort de réduction soit porté par les autres. Réciproquement, si un groupe de pays s’engage de façon unilatérale, ses efforts peuvent à terme être annulés par le comportement d’autres pays n’étant soumis à aucun engagement. Le protocole de Kyoto a tenté d’introduire un tel mécanisme collaboratif avec un système coordonné de plafonnement des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés. La rareté des droits à émettre devait favoriser l’émergence d’un prix international du carbone incitant les pays à entrer dans un jeu coopératif et réduisant le coût des réductions d’émission. L’enjeu du sommet de Copenhague était de fixer les règles pour la période 2013-2020, succédant à Kyoto. Alors que beaucoup espéraient un élargissement des engagements dans le cadre des règles établies par le protocole, l’accord signé à Copenhague sous l’impulsion des grands pays émergents rompt avec la logique de Kyoto. Il introduit un système d’engagements à géométrie ...
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Français