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Poésie
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Joachim Du Bellay
Je me ferai savant en la philosophie
Je n'ai jamais pensé que cette voûte ronde
Je hais du Florentin l'usurière avarice
Je hais plus que la mort un jeune casanier
Il fait bon voir, Paschal, un conclave serré
Je fus jadis Hercule, or Pasquin je me nomme
Heureux, de qui la mort de sa gloire est suivie
Gordes, j'ai en horreur un vieillard vicieux
Ici de mille fards la traïson se déguise
Gordes, que Du Bellay aime plus que ses yeux
France, mère des arts, des armes et des lois
Heureux celui qui peut longtemps suivre la guerre
Fuyons, Dilliers, fuyons cette cruelle terre
Gordes, à m'est avis que je suis éveillé
Flatter un créditeur, pour son terme allonger
Digne fils de Henri, notre Hercule gaulois
Finalement sur le point que Morphée
Déjà la nuit en son parc amassait
Et puis je vis l'arbre dodonien
D'un vanneur de blé aux vents
Et je pensais aussi ce que pensait Ulysse
Dedans le ventre obscur, où jadis fut enclos
De votre Dianet (de votre nom j'appelle
Esprit royal, qui prends de lumière éternelle
Divins esprits, dont la poudreuse cendre
Espérez-vous que la postérité
En mille crespillons les cheveux se friser
Doulcin, quand quelquefois je vois ces pauvres filles
Encore que l'on eût heureusement compris
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