La création du maestro , livre ebook

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Lorsqu’elle découvre un noble français, magnifique et arrogant, dans la cale du navire de son maître, la vampiresse Chloé de la Roche trouve le courage d’échapper à son créateur, le vampire pirate Gunnar. Pour permettre à Claudio du Fresne et son plus vieil ami d’échapper au sinistre pirate
Gunnar, Chloé les transformera en vampires. Elle commencera alors à découvrir la noirceur du lien qui unit ces deux hommes. Or, il est déjà trop tard. Chloé se trouve prise entre Claudio, qui tente de lui apprendre l’amour par la punition, et son ami, qui voudrait qu’elle disparaisse pour avoir Claudio pour lui seul. Coincée entre deux forces, Chloé doit déterminer où se situe la ligne qui sépare plaisir et douleur, et si elle se sent prête à la traverser. Danger, intrigues et sexualité osée : avec La création du Maestro, l’érotisme vampirique atteint de nouveaux sommets.
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Publié par

Date de parution

30 mai 2012

Nombre de lectures

34

EAN13

9782896836000

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Traduit de l'anglais par Joanna Gruda
Copyright © 2008 Rhonda Leigh Jones Titre original anglais : Maestro's Maker Copyright © 2011 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Ravenous Romance™.

Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet Traduction : Joanna Gruda Révision linguistique : Frédéric Barriault Révision : Nancy Coulombe, Carine Paradis Conception de la couverture : Matthieu Fortin Illustration de la couverture : ©Thinkstock Mise en pages : Matthieu Fortin ISBN Papier : 978-2-89667-471-8 ISBN PDF numérique : 978-2-89683-210-1 ISBN ePub : 978-2-89683-600-0 Première impression : 2011 Dépôt légal : 2011 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada

Participation de la SODEC.

Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.


Version ePub: www.Amomis.com
CHAPITRE UN
J’étais déjà une vampiresse lorsque j’ai rencontré Claudio du Fresne — mon amour, mon sauveur, mon persécuteur. Il était alors prisonnier dans la cale d’un navire de pirates dont le capitaine était Gunnar, un albinos si vieux qu’il en avait lui-même perdu le compte de ses siècles de vie. Gunnar est celui qui m’avait transformée en vampiresse, près d’un an plus tôt. C’était l’homme le plus cruel que j’aie jamais connu.
C’était au mois d’août 1788.
Mon travail consistait à donner à manger et à boire aux prisonniers, de même qu’à changer leurs pots de chambre. Gunnar considérait qu’une fille devait prendre soin de quelque chose. De plus, contrairement aux hommes de Gunnar, il était moins risqué pour moi, en tant que vampiresse, de rencontrer les prisonniers. Plusieurs de ses hommes étaient des jeunes un peu fous, trop stupides pour se défendre devant les hommes désespérés qui devaient bientôt servir de nourriture aux vampires.
Le soir où j’ai rencontré Claudio — qu’on appelait alors le comte Louis Claude-Michel de Paris —, Gunnar et le Cockney étaient venus avec moi pour rencontrer les nouveaux prisonniers. C’était le rituel de Gunnar. Généralement, le Cockney était en charge de ramener de nouveaux prisonniers. Il aimait faire étalage de ses prises : ce jour-là, il avait avec lui un violon, qu’il avait volé à Claude-Michel.
Gunnar prenait plaisir à aviver la peur des nouveaux arrivants.
— Que Dieu nous vienne en aide, chuchota quelqu’un, après que le Cockney eut ouvert la porte.
Les prisonniers reculèrent pour s’éloigner de la lumière de sa lanterne.
— Mon ami Anglais, si je n’étais pas enchaîné, je vous arracherais le cœur, dit Claude-Michel.
Le Cockney avait dirigé le groupe qui avait capturé Claude-Michel, son ami François Villaforte et son jeune domestique, Jean. Il sourit avec mépris, cracha sur le sol et pointa le violon en direction de Claude-Michel.
— Paroles courageuses de la part d’un homme qui sait qu’il n’aura jamais cette chance.
— Détachez-moi et vous verrez bien.
Il me fallut contourner Gunnar pour voir le prisonnier. Dès que j’ai entendu son accent français — étant moi-même Française —, j’ai regardé Claude-Michel. Il était dépenaillé, mais noble, malgré ses chaînes. Son port de tête était si altier que je n’eus d’autre choix que de l’admirer. Il a tenté de me sourire et mon cœur s’est brisé.
Claude-Michel était sans contredit le plus bel homme qu’il m’ait jamais été donné de voir. Il avait 43 ans, mais le temps l’avait à peine atteint. Ses yeux noirs étaient espiègles et ses lèvres pleines et bien dessinées étaient assortis d’une mâchoire carrée et d’un grand nez. Ses cheveux tombaient sur ses épaules et leurs pointes étaient presque bouclées. Sa chemise, ample et déchirée, révélait les poils de sa poitrine. Déjà à l’époque, j’aurais voulu en voir plus.
J’étais alors une jeune femme de 18 ans. Bien que j’étais plus vieille que bon nombre des garçons qui se trouvaient sur le navire, j’étais néanmoins assez jeune pour rêver qu’on vienne me sauver de ma malheureuse situation. Beaucoup d’hommes me parlaient de la beauté de mes longs cheveux foncés et de mes grands yeux, mais ce soir-là, je ne me sentais pas belle. Dans l’après-midi, Gunnar s’était fâché et m’avait ouvert la lèvre en me frappant. Ma blessure avait déjà commencé à guérir, mais elle demeurait visible, même dans la faible lumière.
Claude-Michel ne semblait pas l’avoir remarquée.
— Fut une époque, Mademoiselle 1 , où je vous aurais fait la révérence…
Gunnar regarda Claude-Michel en plissant ses yeux pâles et sourit.
— Celui-ci est beaucoup mieux que les autres, Johnny, fit-il en direction du Cockney. Je commencerai peut-être par lui.
Le Cockney éclata d’un rire gras et écœurant. C’était un homme décharné et filiforme, brûlé par le soleil, avec des cheveux sans corps et si gras qu’ils paraissaient bruns plutôt que blonds. Presque toutes ses dents étaient pourries. Plus encore que les autres, il dégageait une odeur de décomposition, de mortalité.
— Je vous avais dit qu’on trouverait quelque chose de bon, mon capitaine.
Le Cockney était à la tête de la bande qui avait tué ma famille et qui m’avait capturée pour me remettre à Gunnar. Je me promettais depuis longtemps de le tuer, dès qu’une occasion se présenterait.
— Vous allez vous retrouver dans une situation que vous n’aviez pas prévue, dit Claude-Michel, entourant les chaînes de ses mains et tirant de toutes ses forces. Détachez-moi. Avez-vous la moindre idée de qui je suis ?
Gunnar prit la lanterne des mains du Cockney et s’approcha lentement de Claude-Michel. Il l’étudia avec l’intensité imperturbable d’une montagne. Gunnar était un homme si grand qu’il surpassait tous les autres d’au moins une tête. Il portait une veste de fourrure brune qui laissait voir ses bras musclés. Ses cheveux, une grosse tignasse blanche, tombaient à la hauteur de sa poitrine, mais étaient coupés courts sur le sommet de la tête. Sa peau était aussi blanche que la longue boucle d’oreille en os qui pendait à son oreille droite.
Claude-Michel ouvrit grand les yeux.
— Albinos, siffla-t-il.
— Non, répondit Gunnar, sur un ton de conversation, puis il se releva. Je ne sais pas qui tu es. Toutefois, il est intéressant de constater que, quand on vit aussi longtemps que moi, on ne se préoccupe plus des conventions sociales. On en a rien à faire du rôle que les gens prétendent jouer, car le masque pourrit dès qu’ils meurent.
Gunnar hocha la tête lentement, plissa les yeux et baissa la voix.
— Oh, bien sûr, leurs descendants peuvent entretenir les apparences un certain temps. Les miens l’ont fait. Mais au bout du compte, il ne reste que des cendres et des histoires inventées pour permettre aux vivants de mieux supporter leur propre danse avec la mort.
Gunnar se tourna vers moi, faisant dos aux prisonniers, et me caressa la poitrine. Je frissonnai. Il me sourit tout en continuant à parler avec Claude-Michel.
— Dis-moi quel rôle tu as joué dans la vie, que je sache quoi raconter après ta mort.
— Je suis le comte Louis Claude-Michel du Fresne, un noble de la cour de Versailles, et propriétaire de la compagnie maritime Du Fresne. Vous connaissez peut-être mes vaisseaux.
Gunnar parut réfléchir pendant un temps, puis il secoua la tête.
— Non, ça ne me dit rien. Par contre, un comte, dit-il en se retournant vers Claude-Michel, ça, c’est tout un prix. Comme ça, je devrais bien manger pendant un certain temps. Il est si difficile de trouver un bon repas en mer de nos jours.
Claude-Michel se plaqua contre le mur et examina Gunnar avec méfiance.
— Qu’êtes-vous donc ? Un cannibale ?
Gunnar cligna des yeux et bougea la mâchoire de côté en souriant.
— Avant de te retrouver au pays d’où personne n’est jamais revenu, pourquoi ne pas nous offrir un petit divertissement ?
Il se retourna vers le Cockney.
— Redonne-lui son violon.
Avec un sourire ridicule, le Cockney marcha nonchalamment en tenant le violon dans sa main. Claude-Michel bondit vers lui et l’attrapa par la gorge.
— Imbécile, marmonna Gunnar.
Il avança vers les deux hommes pour libérer le Cockney de l’emprise de Claude-Michel, puis lui arracha le violon et l’archet des mains. Il les donna à Claude-Michel d’un geste brusque. Les deux hommes se regardèrent droit dans les yeux pendant que Claude-Michel saisissait l’instrument. Il avait la bouche fermée et respirait bruyamment par les narines.
— Tu vas nous faire l’honneur d’en jouer.
— Faites-le, je vous en prie, Monsieur 2 .
J’étais moi-même surprise d’avoir parlé ainsi.
Claude-Michel me regarda, comme s’il avait oublié ma présence, puis revint à Gunnar.
— Pour la dame, bien sûr, fit Claude-Michel avant de commencer à jouer une mélodie lancinante que je n’avais jamais entendue.
Ses chaînes s’entrechoquaient pendant qu’il jouait. Il lança à Gunnar un regard meurtrier, puis détacha ses yeux de lui pour les tourner vers moi.
Je me suis sentie emportée. Pendant quelques instants, j’ai oublié que j’étais sur ce navire, et pour cela, je l’ai aimé. S’il m’avait alors déclarée sienne, je n’aurais pas résisté.
Quand il eut fini de jouer, il écarta le violon de son menton et resta sur place à se balancer. Il était encore faible à cause du poison qu’on avait utilisé pour le maîtriser.

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